J’ai écouté le bruit des anges d’Emilie Devienne !

Et si un chagrin d’amour s’avérait inspirant ?

Bien sûr, la question a de quoi étonner celles et ceux qui ont déjà versé des torrents de larmes, le cœur brisé et la mine basse. Et pourtant, « une fois assénée la claque amoureuse, il nous appartient de choisir le plus tôt possible ce que l’on veut faire de son chagrin », comme l’assure Edaine qui nous raconte ses mésaventures dans « J’ai écouté le bruit des anges ».

Un roman porté par une écriture « lucide et juste » a écrit une journaliste dans le Femina suisse.

Couverture J’ai écouté le bruit des anges

Quand un âne arrive à point nommé

Comédienne trentenaire plutôt sur la touche et malgré tout porté par l’espoir de percer un jour, Edaine est plaquée par son homme après dix ans d’une relation qui semblait couler de source. La voilà dévastée. Alors, la dernière chose dont elle avait besoin ou même envie, c’est de voir son quotidien bousculé par un appel inattendu. Et pourtant : un notaire normand lui annonce qu’elle hérite d’un adorable Curcuma, petit âne gris de cinq ans et tout disposé à lui vouloir du bien. L’idée du roman à ce stade est de nous montrer qu’au fond du trou, il y a toujours une petite lumière pour nous éclairer vers du positif. Encore faut-il le vouloir et garder son sens de l’humour, une qualité que l’on retrouve du début à la fin de cette histoire.

Paris – Province, là est la question

Partira, partira pas ? Edaine tergiverse jusqu’à finalement partir à la rencontre de cet animal. Il va changer sa vie. Elle va découvrir les raisons de cet héritage pour le moins inhabituel et accepter les signes que lui envoie l’univers jusqu’à se reconstruire. C’est là que se joue le titre « J’ai écouté le bruit des anges » car sans verser dans l’ésotérisme ou des références bibliques, l’auteure nous montre que la vie nous envoie des foultitudes de signes pour nous guider vers l’étape d’après, vers ce qu’elle attend de nous pour le meilleur. A nous de les décrypter et d’user de notre libre-arbitre. C’est là aussi que le roman tient sa promesse : « subir le malheur de plein fouet n’est pas une fatalité ». Voilà, c’est dit et c’est écrit.

Un travail d’équipe

L’héroïne, Edaine, va s’engager sur la voie de la guérison grâce à ses amis, aux villageois et à son imagination doublée d’une bonne volonté à toute épreuve. Voilà pourquoi, au Québec, ce roman a été qualifié d’« antidote au chagrin d’amour » par une influenceuse, Sylvie Michaud. Il est maintenant publié en France.

L’auteure, Emilie Devienne est coach. Elle a publié des livres pro, des essais, un premier roman « Truffe et sentiments », là encore en France et au Québec. Sans tomber dans les sentiments mielleux ou donner de leçons à quiconque, on lui reconnaît de trouver le juste équilibre entre humour et réalisme avec des personnages attachants. « Un texte qui fait du bien sans tomber dans la niaiserie totale. », a écrit une journaliste de La Provence.

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